Pourquoi M. Besson se trompe

Sémantiquement M. Besson se trompe parce qu’il aborde le sujet de la nationalité avec une idéologie issu du FN, ce qui est ennuyeux.

L’identité nationale est une notion sortie tout droit de la rhétorique nationaliste, ce qu’il convient de mettre en débat c’est l’identité française, ce sont les critères qui définissent l’appartenance à la Nation française donc au Peuple de France puisque la Nation est composée du Peuple.
Qu’est-ce qui défini l’appartenance au Peuple français ? La réponse est simplissime ! C’est l’attachement à la République et à ses préceptes tout entier résumé dans le préambule de sa Constitution (voir plus loin).
Quiconque refuse ces principes se rejette de lui-même hors des critères requis et il n’est pas question ici de nationalité, de couleur de peau ni de religion seuls les principes comptes ils sont intangibles et non négociables. Celui qui veut vivre hors la République doit se résoudre à vivre hors de France, soit par expulsion, soit par déchéance de la nationalité ! Tout le reste n’est que billevesées !

Voila M. Besson ce qu’il convient de dire !

Tout étranger peut être le bienvenu à la seule condition d’accepter sans retenu la République et ce que cela implique. Le communautarisme, le sectarisme, l’intégrisme sont contraire à la République ceux qui ne peuvent se résoudre à tourner le dos à ces pratiques exécrables n’ont d’autre choix que de les abandonner ou partir.

En un mot : “Notre République aimez-la, respectez-la ou partez”.

Je suis moi-même issu de l’immigration italienne pour cause de Duce et lorsque j’ai eu six ans mon grand-pére m’a dit avec son accent inimitable : “Petit n’oublie jamais que tes ancêtres marchait avec les légions de César et ont apporté la civilisation à ce pays, mais oublie encore moins que ce pays (la France) a apporté la Liberté au Monde et que désormais tu en es un des Citoyen”
Pour dire la vérité je n’avais pas tout compris mais depuis……

Préambule à la Constitution

Art. 1. - La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.
Titre I - De la Souveraineté
Art. 2. - La langue de la République est le français
L’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. …//… L’hymne national est la Marseillaise. …//… La devise de la République est Liberté, Égalité, Fraternité.
Son principe est : Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
Art. 3. - La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.

La réécriture de l’Histoire…..

A entendre les commentaires à propos de la “chute” du mur de Berlin ce sont les allemands les victimes, on les aurait enfermé dans un pays grand comme la moitié de la France (l’Allemagne de l’Est) où il pouvaient circuler librement, manger à leur faim, etc…, etc… . Bien sûr il y avait des restrictions à leurs libertés, mais moindre que celles qu’ils ont infligé aux six millions de Juifs, Tziganes, Homosexuel, Communistes, Chrétiens et Résistants (dont mon père) qui n’ont pour l’immense majorité pas eu la chance de s’en sortir, sinon par la cheminée.
La partition de l’Allemagne était une punition collective infligée à un peuple dont la barbarie a dépassé l’entendement, eu égard aux vingt millions de morts Russes auxquels s’ajoutent les six millions de morts dans les camps d’extermination. La punition était justifiée ! Elle a pris fin et l’Allemagne est réunifiée et…. miracle les allemands (de l’Est) n’ont pas été exterminés après d’atroces souffrances. Alors excusez-moi si je ne participe à la joie collective, mon père mort dans un de leur camp et que je n’ai pas connu me manque un peu pour cela.
Mauriac disait : “J’aime tellement l’Allemagne que je préfère qu’il y en ait deux” voila qui me réconcilie avec lui.

Non le communisme ce n’est pas cela …

La Chine pas plus que l’ex Union soviétique, ni Cuba, ni le Vietnam, ni la Corée du Nord, n’ont jamais été des régimes véritablement communistes, tout au plus, pour certains, ont-ils cherché la voie y menant et…. n’y sont, manifestement pas parvenu, même si certains l’ont un temps entr’aperçu. Que ces régimes aient été nationalistes ou internationalistes n’y a rien changé.

Le communisme est une idée généreuse pas une machine à broyer les hommes et les idées.
Les millions de morts, les exécutions massives, les privations de liberté ne peuvent en aucun cas être justifiés par la nécessité de réussir.
Cela s’applique aussi aux millions de morts, de torturés à mettre au compte d’un capitalisme ultra-libérale, affamant pour un profit immédiat des centaines de millions d’êtres humains, quand il ne les ensevelissent pas sous des millions de tonnes de bombes.

Sous couvert de mots, qui avaient peut-être un sens au XIXème siècle, on a voulu faire croire que la “dictature du prolétariat” était la condition première pour la réussite et bien NON ! Dès que le mot “dictature” est prononcé quel que soit le qualificatif qui l’accompagne il ne peut y avoir d’espoir. On ne peut JAMAIS justifier la formule “Faire le bonheur du Peuple contre son gré”.

En conclusion je continuerai, là où je suis, à chercher les moyens d’être utile au plus grand nombre en m’alliant si besoin à des femmes et des hommes honnêtes et de bonnes volontés sans ostracisme, car l’expérience m’a appris qu’ils y en a de tous horizons politiques - à l’exception bien sûr des extrémistes -.

Servir est ma façon à moi de vivre en Communiste et en Républicain.

La faute à Voltaire

Pourquoi ce titre ? Parce que je crois que tout le malentendu vient de là ! Beaucoup de soit disant républicain sont persuadés que Voltaire était républicain, or il n’en est rien, certes c’était un grand Homme, un philosophe éclairé, il était l’une de ces Lumières qu’il est impossible d’éteindre, mais il n’était pas républicain. Après lui d’autres ont également entretenu et bénéficié de ce malentendu, Mirabeau tout le premier mais aussi Danton.

Ce préambule pour démontrer que le malentendu ne date pas d’aujourd’hui et que bon nombre de nos “élites républicaines” contemporaines ne sont au mieux que des petits bourgeois façon ancien régime et au pire des imposteurs carriéristes qui “font” républicains parce que le reste est déjà pris ! C’est notamment le cas de M. Dupont Aignan.

“L’esperanto est la langue de bois des hommes politiques”